Les nouvelles lampes, les LED. Bon marché = bonne santé ?

Un article de David Boukris

 

Avant toutes expli­ca­tions, il est néces­saire de savoir ce qu’est une LED, ses pro­prié­tés, ses carac­té­ris­tiques et dans quelle caté­go­rie de lampe les clas­ser.

Les LED sont une source de lumière arti­fi­cielle pro­duite à par­tir d’électricité au même titre que les lampes à décharges ou lampes à incan­des­cence. Ces der­nières sont les plus cou­ram­ment uti­li­sées mais la ten­dance actuelle vise à les rem­pla­cer par les diodes élec­tro­lu­mi­nes­centes (LED). En effet les modes d’éclairage actuel sont en déclin au pro­fit des LED qui pro­duisent plus de lumi­nance pour moins d’énergie consom­mée et avec une durée de vie plus grande. 

 

De quoi est composée la lumière blanche ?

 

La lumière blanche natu­relle, celle du Soleil, résulte d’un mélange de toutes les cou­leurs du spectre. La lumière arti­fi­cielle quant à elle résulte du mélange de quelques cou­leurs du spectre, à dose variable. Concer­nant les LED, il s’agit d’un mélange de bleu et de jaune.

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Rap­pel : le spectre per­met de réper­to­rier toutes les cou­leurs visibles à l’œil nu. On y exclut donc les ultra­vio­lets et les infra­rouges qui sont aux deux extré­mi­tés du spectre.

 

La cou­leur bleue étant la plus proche des ultra­vio­lets peut consti­tuer un dan­ger à forte expo­si­tion. Outre les pro­blèmes pour la peau que peuvent pro­vo­quer les UV, l’œil est aus­si une cible en dan­ger.
En effet, si les UV sont invi­sibles à l’œil nu, c’est parce que la cor­née et la rétine par­ti­cu­liè­re­ment les filtrent. A forte dose, le fil­trage exces­sif et conti­nu des UV pro­voque des lésions de la rétine et de la cor­née, pou­vant mener à la céci­té.

On rap­pelle que les enfants en bas âges sont d’autant plus sen­sibles au UV dans la mesure où la cor­née et la rétine ne sont pas com­plè­te­ment matures et le fil­trage très déri­soire. Les pos­sibles lésions sont rapi­de­ment irré­ver­sibles.

Les LED sont aus­si une des causes des som­meils per­tur­bés. Actuel­le­ment, les LED se géné­ra­lisent de plus en plus dans les lampes de che­vet et la lumière com­po­sée de bleu qu’elles dégagent aug­mente la sécré­tion de méla­to­nine dans l’œil, l’hormone du réveil grâce à la lumière. Les LED vont petit à petit rem­pla­cer les effets du soleil lors du levée du jour et empêche la per­sonne expo­sée de s’endormir.

Il est impor­tant de noter que la quan­ti­té d’énergie déga­gée par les LED est net­te­ment supé­rieure à la nor­male tolé­rée par l’œil et ce bien que l’éclaircissement paraisse iden­tique à une lampe à incan­des­cence et ne pro­voque pas de sen­ti­ment d’inconfort par l’éblouissement. La lumi­nance (ou la « capa­ci­té d’éclairage ») est en réa­li­té atté­nuée pour ne pas créer d’éblouissement mais ici l’énergie déga­gée reste la même et demeure d’autant plus nocive que l’œil ne per­çoit pas le dan­ger.

 

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